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Les recherches les plus fréquentes :
De quoi est-elle faite ?
La cabane est composée d’une caisse en bois, c’est la partie la plus ancienne de la roulotte (XIXe siècle) que l’on pose sur l’essieu. Il existe des styles très différents : les matériaux utilisés sont souvent récupérés sur d’autres engins. Pour celle que l’on peut observer au Musée de Plein Air, les roues et l’essieu pivotant avant ont été rapportés d’éléments plus récents.
L'habitacle est une classique maisonnette au toit à deux versants sauf que l'entrée est non pas latérale, mais en pignon. La porte est formée de planches jointives verticales fixées sur trois traverses horizontales. Très haute, la cabane permettait la position debout. Elle comporte deux hublots, l'un, carré, sous l'angle du pignon, l'autre, circulaire, sur l’un des côtés.
Son utilisation
Auparavant le berger partait tous les jours aux champs. Le cheval menait la roulotte, petite maison sur deux roues. Souvent elle était divisée en deux parties. Dans le premier compartiment, près de la porte, le berger rangeait ses objets. Derrière, se trouvait la paillasse où il dormait.
Ces roulottes faisaient partie de la vie rurale et animaient les paysages des collines d’Artois où les moutons étaient nombreux. Durant l’automne, Ils mangeaient les éteules, parties de la tige des blés qui restent dans les champs après la moisson. Le berger se déplaçait partout, en accord avec les fermiers, car le crottin de mouton est un excellent engrais.
L’Association Monique Teneur Sauvegarde du Patrimoine Rural a confié en 2020 la restauration de cette roulotte à un artisan picard, Florian Carpentier. En plus de la réfection du caisson, son plus grand défi a été de cercler les roues et de retrouver les techniques et savoir-faire d’un métier oublié : celui de charron. Cette opération délicate a été réalisée en public, au Musée de Plein Air le 5 septembre 2021.
Si vous ne l'avez pas encore vu, pas d'inquiétudes. Vous aurez l'occasion de la découvrir au printemps 2022, dès la réouverture du Musée de Plein Air.