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Les recherches les plus fréquentes :
Savez-vous que des lézards vivent juste à côté de chez vous ? En effet, bien qu’ils se fassent rares et discrets, il est possible d’observer des reptiles squamates (= qui changent de peau régulièrement) sur la métropole. Notre territoire abrite ainsi des lézards, le plus courant étant le Lézard des murailles, et des serpents, notamment la Couleuvre helvétique. Pour les voir, il vous faut avancer à pas feutrés car ils sont très sensibles aux vibrations du sol.
Les écorgardes de la MEL vous guident pour apprendre à connaître et reconnaître le plus fréquemment rencontré près de nos habitations : le Lézard des murailles.
Une coloration adaptée à son habitat
Le Lézard des murailles possède une coloration très variable allant du brun au gris en passant par le beige ou l’ocre. Son dos est toujours plus clair que ses flancs, qui eux sont agrémentés d’une large bande sombre. Comme tout lézard, ses paupières sont mobiles. Il est donc capable de fermer les yeux, à la différence des serpents qui ont une membrane de protection translucide fixe.
Pierre, soleil, carrière, lézard
Actif dès les journées douces et ensoleillées de février-mars, et ce jusqu’octobre-novembre, il affectionne les lieux secs, rocailleux et ensoleillés. Ses habitats sont variés : pierriers, carrières, gravières, ruines, bordures de chemin, talus de chemins de fer... Sur la MEL, par exemple, il est régulièrement observé sur le futur espace naturel Parc de la Tortue sur une vieille dalle avec une végétation et des gravats épars ou encore le long de la Voie verte du Canal de Roubaix au niveau de l’ancienne ligne de chemin de fer.
Prédateurs et défense magique
Les lézards doivent faire face à de nombreux prédateurs : chats, Pie-grièche écorcheur, couleuvres comme la Coronelle lisse, rapaces, mustélidés... Pour leur échapper, ils ont la capacité de se séparer d’une partie de leur corps (appelée autotomie) : la queue. Celle-ci continuera à gigoter afin de constituer un leurre. Une queue de remplacement repoussera mais celle-ci sera plus courte et gris sombre. Cette régénération limitée n’a généralement lieu qu’une fois.
Comment la MEL favorise l’installation du Lézard des murailles ?
Grand amateur de bains de soleil, ce lézard a également besoin de zones de cache pour s’établir durablement. Murs, tas de pierres et de bois lui sont donc particulièrement favorables. C’est pourquoi la MEL intègre régulièrement ce type d’aménagements dans la gestion de ses espaces naturels. Ces dispositifs profitent d’ailleurs à bien d’autres espèces comme les petits mammifères, les amphibiens et les insectes..
Aidez-nous à les recenser !
Vous avez aperçu un reptile sur le territoire de la MEL et plus particulièrement un serpent ou un orvet ? Votre observation nous est précieuse. Merci de nous la signaler en envoyant la date, le lieu, si possible l’espèce identifiée et des photos (un visuel est toujours un plus !) à l’adresse : espacesnaturels@lillemetropole.fr.
Photographie en bandeau : Podarcis muralis - Saint-André-lez-Lille, 2026
Toutes les photographies @ Marie DELAIRE / MEL
POUR ALLER PLUS LOIN
Lézard des murailles / Lézard vivipare : attention à la confusion !
Le Lézard des murailles est en expansion dans le Nord, à l’inverse du Lézard vivipare qui est en nette régression du fait de la raréfaction des zones humides et de la fragmentation de ses populations. Outre leur coloration et physionomie qui ne sont pas tout à fait identiques, le Lézard des murailles possède une écaille massétérique bien visible, assez grosse et ronde, entourée d'écailles temporales nombreuses et petites. Le Lézard vivipare a, quant à lui, des écailles temporales relativement grosses et peu nombreuses.