nature

Le 13/10/2022

Nature partout, Nature chez vous : les herbes sèches 

Les herbes sèches et autres plantes mortes n’ont pas bonne presse.  « Triste, mal entretenu », voilà souvent ce que l’on entend à propos des espaces de prairies ou de friches laissées libres de vie.

Ces zones épargnées de coupes, fauches et autre tontes excessives sont pourtant indispensables au bon fonctionnement de nos écosystèmes.

Pour la flore, qu’elles soient annuelles, bisannuelles ou vivaces (qu’elles vivent un an, deux ans ou plusieurs années), les plantes herbacées y ont la possibilité d’effectuer leur cycle complet, de la pousse à la dispersion des graines en passant par la floraison. 

Pour la faune, les herbacées, mêmes mortes, sont des refuges essentiels en automne et en hiver.  De nombreuses espèces d’insectes et autres arthropodes y passent ces saisons, que ce soit sous la forme d’œuf, de larve ou d’imago ( = adulte).
Couper ces tiges sèches réduit souvent à néant les efforts de reproduction de ces petites bêtes.
Diviser les espaces prairiaux en différents secteurs, même petits, et y effectuer une rotation  d’intervention en fauches tardives  (au début de l’automne, une fois tous les trois ou quatre ans pour chaque secteur) évite la fermeture de ces milieux ouverts par les ligneux (arbres et arbustes) tout en préservant la biodiversité.

Le Tarier pâtre (Saxicola torquatus) de la photo ne s’y trompe pas, ces belles prairies d’herbes sèches sont pleines de vie ! 
 

Photo Claire Poitout / MEL