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Le 07/01/2022

Nature partout, Nature chez vous : le Roseau commun

Le Roseau commun (Phragmites australis) ne passe pas inaperçu. Il s'agit d'une plante très commune de notre région.

Membre de la famille des Poacées (= Graminées), cette plante vivace (elle peut vivre plusieurs années) peut atteindre trois mètres de haut. Le Roseau se répand dans les eaux peu profondes des fossés, des marais, des lacs, des rivières et des estuaires à l’aide de rhizomes (tiges souterraines) et de stolons (tiges de surface) dotés de racines.

En automne, les tiges creuses (appelées chaumes) et les feuilles commencent à sécher. Elles abandonnent leur couleur verte pour prendre une teinte beige/jaunâtre. Les inflorescences, qui fleurissent à partir de la fin du printemps, persistent au sommet des chaumes secs. Lorsque les roseaux sont nombreux, leurs feuilles mortes peuvent former, en tombant, de véritables tapis et rendre la germination d’autres espèces difficile voire impossible ; une formation végétale typique des zones humides se forme alors : la phragmitaie. Le nom « roselière » peut, quant à lui, désigner soit une phragmitaie (peuplée exclusivement de Roseaux communs), soit d’autres formations végétales composées d’une ou plusieurs espèces aquatiques comme la Baldingère faux-roseau (Phalaris arundinacea), la Massette à larges feuilles (Typha latifolia)...

Le Roseau est une plante très commune de notre région, cependant les phragmitaies et les autres formes de roselières sont rares. Cela est dû à la disparition des zones humides (moins 35% entre 1970 et 2015 au niveau mondial ) liée aux activités humaines. Encore aujourd’hui, l’état de conservation des roselières, et plus généralement celui de tous les milieux humides, est mauvais. Pourtant, elles jouent un rôle primordial contre l’érosion des rives et les inondations, et participent à l’épuration de l’eau. Les roselières sont aussi de véritables réservoirs de biodiversité, indispensables à de nombreuses espèces animales.

 

Photo Clément Mériglier