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Le 16/12/2021

Nature partout, Nature chez vous : le bois mort 

 « Triste, sale, mal entretenu », voilà comment est souvent qualifiée la présence de bois mort. Pourtant, il participe au bon fonctionnement des milieux naturels.

Sous forme d’arbres entiers sur pied ou tombés au sol, de branches, ou encore de souches, on trouve ce bois mort dans les jardins, les parcs et les espaces de nature.

Sa décomposition est indispensable à la bonne régénération du sol.  Les champignons sont les premiers organismes vivants à y participer. Avec leur mycélium (la partie végétative du champignon, les « filaments blancs »), ils s’activent pour se nourrir des molécules de cellulose et de lignine du bois.  Viennent ensuite de nombreux animaux xylophages ( = qui se nourrissent de bois) : insectes (essentiellement des coléoptères), myriapodes ( = « mille-pattes »), cloportes (crustacés terrestres), vers, gastéropodes (escargots et limaces)… 

À l’exception des cloportes, certaines espèces peuvent aussi s’attaquer aux autres ! Le bois mort est donc un lieu de restauration très attirant pour ceux qui le consomment et leurs prédateurs dont les arachnides  (araignées et opilions),  mammifères,  oiseaux…  En hiver, les Pics (Pic vert (Picus viridis), Pic épeiche (Dendrocopos major), Pic épeichette (Dendrocopos minor)…) se nourrissent en très grande partie des larves d’insectes détritivores qui y logent. 

En effet, malgré la présence des prédateurs, il offre de bonnes conditions pour se réfugier. En dessous des souches, des amphibiens (grenouilles, crapauds, tritons ) et des insectes (comme par exemple les futures reines bourdons, guêpes ou frelons  ) passent la saison froide. Les cavités d’un arbre mort sont autant d’abris de premier choix pour des mammifères (lérots, fouines, écureuils, chauves-souris…  ) et des oiseaux (sur notre photo, deux Chouettes hulottes (Strix aluco) s’y reposent en journée  ).

Avec toutes les espèces qu’il attire, le bois mort a tout d’un micro-milieu bien vivant ! 

 

Photo Clément Mériglier